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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le 4 mai 2005
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL PAR INTÉRIM DE L’OEA PROPOSE LA FORMATION D’UNE
COMMISSION POUR SORTIR DE L’IMPASSE CRÉÉE PAR L’AFFAIRE NEPTUNE EN HAÏTI
Le Secrétaire général par intérim de l’Organisation des États Américains
(OEA), l’Ambassadeur Luigi R. Einaudi a demandé aujourd’hui la formation
d’une commission mixte haïtienne-internationale pour aider à « sortir de
l’impasse » en Haïti découlant de l’emprisonnement de l’ancien Premier
Ministre, Yvon Neptune.
L’affaire a « de sérieuses incidences morales et politiques pour le
Gouvernement haïtien et la communauté internationale » et elle doit être
réglée rapidement, alors que la grève de faim de l’ancien Premier Ministre
l’a dangereusement affaibli, a déclaré Einaudi au Conseil permanent. Une
tentative d’évacuer Neptune a échoué cette fin de semaine, lorsque Neptune
refusa de partir, à moins que toute les accusations contre lui soient
levées. Les autorités haïtiennes ont déclaré que cela ne pouvait pas être
fait sans une procédure judiciaire complète.
Neptune a été incarcéré en juin dernier à la suite d’accusations lancées
contre lui l’impliquant dans des attaques qui ont causé des morts et des
incendies criminels à Saint-Marc en février 2004.
Einaudi a suggéré une commission tripartite – composée d’un juriste haïtien,
d’un juriste international et d’un médecin légiste – qui pourrait examiner
l’affaire Neptune et recommander une marche à suivre. Il a souhaité que le
Gouvernement et l’ancien Premier Ministre donnent leur consentement à la
formation de cette commission.
Pendant la séance d’aujourd’hui, l’Ambassadeur haïtien Duly Brutus a fait
savoir qu’il soumettrait cette nouvelle proposition à son Gouvernement,
indiquant que ce dernier était sensible aux préoccupations humanitaires,
mais il a noté qu’il devait aussi tenir compte des principes de justice et
de la loi haïtienne.
Plusieurs délégations ont exprimé des préoccupations au sujet des incidences
humanitaires de l’affaire et ont accueilli avec satisfaction l’initiative
d’Einaudi. L’Argentine a offert de fournir les services d’un médecin légiste
appelé à faire partie de la commission tripartite si elle était créée.
Pendant la réunion présidée par l’Ambassadeur péruvien Alberto Borea,
plusieurs Etats membres ont aussi demandé que la Commission interaméricaine
des droits de l’homme, qui s’était rendue en Haïti récemment, soumette un
rapport au Conseil permanent sur ses résultats.
En proposant cette commission tripartite, Einaudi a noté que le Conseil
permanent de l’OEA avait autorisé le déploiement d’efforts similaires en
Haïti en 2002, en réponse aux violents incidents survenus vers la fin de
2001. Il a aussi ajouté que l’initiative serait conforme avec les mandats
émanés de l’Assemblée générale et appelant au renforcement de la démocratie
et des droits de l’homme en Haïti, ainsi qu’avec les principes de la Charte
démocratique interaméricaine.
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