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Discours Salutations C’est un plaisir de partager ce moment avec vous. La Constitution haïtienne, dans son préambule, proclame la garantie des droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur. Elle incorpore les dispositions de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Elle parle de la dignité de l’être humain. Elle garantie et protège les libertés individuelles. La protection contre l’arrestation et la détention arbitraires, le droit d’être informé sans délai des motifs de son arrestation, la présomption d’innocence, les droits à l’avocat, au contrôle de la légalité de la détention dans les 48 heures ; ensuite les droits à la liberté d’expression, la liberté de conscience, la liberté de réunion et d’association, le droit à l’éducation, au travail, à la propriété, à l’information, à la sécurité. Haïti a aussi adopté les garanties individuelles stipulées dans différents instruments internationaux et régionaux et qui portent sur le droit à la liberté et à la sécurité de la personne, la protection contre l’arrestation et la détention arbitraires et en cas d’arrestation et de détention, les droits d’être informé sans délai des motifs de son arrestation, le droit à un interprète, le droit d’être jugé dans un délai raisonnable par un tribunal impartial et indépendant ou d’être libéré, le droit à la remise en liberté pendant que sa cause est pendante, la détention étant l’exception, le droit à être traité avec dignité, etc. Toutes ces protections des droits individuels de l’être humain font partie du droit positif haïtien et il faut saluer cet état de fait. Les efforts de l’État maintenant doivent porter sur leur application franche, jour après jour, inlassablement, par les cours de justice, être plaidées sans relâche, quotidiennement par les avocats, ces infatigables défenseurs des droits de la personne, être traduites par des résultats visibles, concrets, ressentis par la population qui pourra un jour cesser de dire : « Constitution se papye, baïonnette se fè » mais plutôt : on voit naître un État de droit. À l’heure ou les défenseurs des libertés individuelles s’inquiètent des menaces qui pèsent sur elles, l’OÉA désire rappeler son ferme engagement à défendre ces valeurs. Car la protection des droits humains accompagnée de la garantie de l’indépendance du pouvoir judiciaire forment deux des piliers essentiels à la création d’une société démocratique et d’un État de droit. La dignité de l’Exécutif se manifeste par la manière dont il traite le pouvoir judiciaire, avec dignité. La dignité du pouvoir judiciaire s’appuie sur la dignité qu’il accorde aux personnes. Les citoyens en récoltant les fruits, étant respectés dans leurs droits fondamentaux. La protection et la promotion des droits humains sont essentielles et c’est la raison pour laquelle au cours des ans les pays des Amériques ont adopté une série d’instruments internationaux et régionaux auxquels je référais tout-à-l’heure et qui sont devenus la base du système régional de protection des droits humains dont la Convention Américaine relative aux Droits de l’Homme qu’Haïti a ratifiée de même que la Convention « Belem do Para » contre la violence faite aux femmes. Il convient de rappeler qu’Haïti est membre fondateur de l’OÉA, organisation intégrée par 34 pays du continent. La CIDH est l’organe spécialisé de l’OÉA en ce qui a trait aux droits humains. Durant l’année 2005, la CIDH a effectué trois visites en Haïti durant les mois d’avril, juillet et novembre. Ceci grâce aux efforts incessants de Mme Carolina Hernandez Ramirez de notre Section Droits Humains pour assurer une présence régulière de la CIDH en Haïti. La MS de l’OÉA en Haïti, travaillant à la promotion de la protection des droits humains croit que pour déboucher sur une application systématique de la protection des libertés individuelles par les cours de justice dans le pays, l’État devra œuvrer à restaurer les principes démocratiques fondamentaux. C’est ici qu’intervient le rôle essentiel des groupes et des organisations de défense et de promotion des droits humains comme le CARLI. Ces questions cruciales pour Haïti doivent être débattues franchement sur la place publique et tous doivent s’exprimer pour que du choc des idées naissent la lumière et la tolérance. Et c’est dans cet esprit que la Mission Spéciale de l’OÉA en Haïti s’est associée au CARLI pour l’accompagner dans ses efforts de diffusion et de sensibilisation des sujets touchant aux droits humains et à la justice dans la dernière année dans le cadre des activités des Vendredis du CARLI. Les sujets traités dans le cadre des Vendredi du CARLI de février à novembre derniers sont variés et vont de la liberté de la presse au système pénitentiaire en relation avec les conditions de détention des femmes en passant par le droit de la famille et l’importance de la médecine légale dans la procédure judiciaire. Nous profitons de l’occasion qui nous est offerte aujourd’hui pour féliciter les gens de CARLI, en particulier son Président, M. Gassant et son Secrétaire Général M. Rénan Hédouville pour ses efforts dans la création d’un espace de débats ouverts sur ces questions importantes. Les Vendredis du CARLI n’auraient pas eu autant de succès n’eût été la participation des nombreux intervenants, ces personnes qui ont apporté leur contribution bénévole à la discussion publique. C’est donc avec fierté qu’aujourd’hui la Mission Spéciale de l’OÉA participe à cette cérémonie de remise de certificats à ces personnes. Nous vous félicitons et vous remercions pour votre engagement dans la défense des droits humains. À l’occasion de Noël et de la nouvelle année, en cette saison qui appelle au pardon, à la réconciliation et à la paix, je souhaite, au nom de l’OÉA et de la section Droits Humains de sa Mission Spéciale, à tous les haïtiens, une année 2006 sous le signe de la justice. Merci. |
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